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JEAN LAPLANCHE ET LA THÉORIE DE LA SÉDUCTION GÉNÉRALISÉE(3)

dali3) Le réalisme de l’inconscient 

 Bien que la psychanalyse soit une théorie de l’âme et que ni l’inconscient, ni d’ailleurs le moi, ne relèvent de l’ordre matériel, Laplanche, à la différence des orientations relationnelles en psychanalyse, soutient la thèse du « réalisme de l’inconscient ».  L’inconscient sexuel - sexual - agit comme un corps étranger interne au sujet.  Il attaque le moi de l’intérieur.  Il coupe l’affect de ses représentations.  Ce « domaine d’être » particulier à l’inconscient sexuel découle de ses origines. En effet, l’être humain est plongé dans un monde de communication, dans un monde de messages. L’inconscient sexuel résulte de ce qui, dans ces messages, résiste à la traduction et demeure étranger au sens. De ce point de vue, il constitue « une circulation du non-sens » . Ainsi, écrit Laplanche, le réalisme de l’inconscient répond «  à l’idée que l’inconscient n’est pas un second sens sous-jacent au sens  préconscient et « officiel » proposé par le sujet. L’inconscient est précisément ce qui a échappé à cette mise en sens (…) ». Cette affirmation comporte des incidences importantes pour la pratique.  La psychanalyse, selon Laplanche, ne relève pas de l’herméneutique. Elle est plutôt écrit-il, une anti-herméneutique, puisque la position d’herméneute n’est pas celle de l’analyste, mais celle de l’analysant.

 

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